Il faut distinguer 2 types de peptides

1. Ceux sous ordonnance.

Les GLP-1 comme Mounjaro ou Ozempic sont des peptides. Autorisés, prescrits, délivrés en pharmacie.[1]

Ozempic est commercialisé en France depuis 2019. Mounjaro depuis 2024.

Pour l'obésité, Mounjaro est remboursé à partir d'un IMC de 35, après échec du suivi nutritionnel.[1]

Alors, qu'en est-il des autres peptides vendus en ligne ?

Reta, BPC-157, GHK-Cu, sont-ils légaux ?

Plébiscités par les influenceurs, ils sont vendus comme produits de recherche.

Research use only = « à usage de recherche seulement ».

Le 22 juillet, l'ANSM, le régulateur français du médicament, a alerté : « Peptides vendus en ligne : ne les utilisez pas, ils peuvent être dangereux. »[2]

Et c'est là que ça se complique : être vendu en ligne ne veut pas dire être autorisé.

Pas autorisés, mais distribués quand même ?

Ce n'est pas un vide juridique. Les vendeurs s'abritent derrière l'étiquette recherche pour se dédouaner.[5]

En clair, research use only est un argument commercial qui vous rend seul responsable.

Et les risques sont réels quand aucun régulateur ne contrôle : aucune garantie sur l'identité du produit, sa concentration ou sa stérilité.

C'est ce qu'on appelle le marché gris.

Mais concrètement, qu'est-ce que ça change pour quelqu'un qui achète ?

Acheter sur le marché gris = prison ?

Pour la plupart, non.

La douane peut saisir votre colis.[3]

Mais certains sont interdits à la détention. Le TB-500, le MOTS-c, le CJC-1295 et l'ipamoréline figurent sur cette liste. Sans justification médicale, leur détention expose à 1 an et 3 750 EUR.[4]

Et si vous le vendez ?

Vendre un médicament sans autorisation expose jusqu'à 5 ans et 375 000 EUR.[5]

Sources

  1. Base de données publique des médicaments : Mounjaro, conditions de remboursement et Ozempic.
  2. ANSM, « Peptides » vendus en ligne : ne les utilisez pas, ils peuvent être dangereux, 22 juillet 2026.
  3. Douane française, transport de médicaments par des particuliers.
  4. Code du sport, arrêté du 18 mars 2026 et article L232-26.
  5. Code de la santé publique, article L5421-2.

Information générale, pas un avis juridique individuel ni un conseil médical.